Les mots fréquents : la Belgique et la France ne sont pas d’accord
Le, la, un, une, dans, sur : ces petits mots reviennent dans presque toutes les phrases. Le référentiel belge les rassemble dans une liste de mots à haute fréquence, dont l’enfant doit connaître la moitié en 1ère primaire et la totalité en 2ᵉ. Le programme français de CP prend le parti inverse : réduire ces « mots-outils » au minimum et ne donner à lire que des mots que l’enfant sait déchiffrer.
Le Volcan des Mots les travaille par l’oreille et par l’œil. Au premier niveau, dix petits mots, dits et écrits ; au deuxième, trente, seulement dits, avec des sosies (le et la, sur et sous) ; au troisième, le renard se tait, et l’enfant cherche le mot qui manque dans une phrase.
Du mot à l’image : comprendre ce qu’on lit
Un enfant peut déchiffrer un mot sans le comprendre. Lis et Associe sépare les deux : le mot est écrit sur la pancarte du renard, sans être dit, et l’enfant touche l’image qui va avec, parmi trois. Seule la première lettre est donnée en indice.
Les mots suivent les sons étudiés : vélo et lune d’abord, puis loup, roi et ballon, puis papillon et montagne. Pour travailler ces sons eux-mêmes, voir syllabes, sons et rimes.
Lire une phrase jusqu’au bout
Dans Lis la Phrase, l’enfant lit une phrase et glisse dans le livre l’image qui montre exactement ce qu’elle dit. Trois mots d’abord (« le chat dort »), puis cinq, puis six ou sept, avec un petit mot qui change tout : sur, sous, devant. Au dernier niveau, deux images ne diffèrent que par ce mot.
La phrase n’est lue à voix haute qu’après la bonne réponse : la voix confirme, elle ne lit pas à la place de l’enfant.
Remettre les mots dans l’ordre
Remets dans l’Ordre mélange les mots d’une phrase ; l’enfant les pose sur les pierres de la rivière, dans le bon ordre. Les phrases grandissent de 4 à 7 mots, avec un complément, puis des adjectifs.
La Phrase du Renard ajoute une image à décrire et, au dernier niveau, la majuscule et le point à placer, plus un mot de trop à écarter. C’est exactement ce que le référentiel belge demande en 1ère primaire : utiliser la majuscule et le point pour délimiter la phrase.
Une ou plusieurs : le pluriel
Au Marché du Renard, une cliente demande « la pomme » ou « les pommes », et l’enfant remplit son panier : une seule, ou plusieurs. Ensuite, il choisit lui-même l’étiquette, puis accorde l’adjectif : la petite pomme, les grandes pommes.
Le singulier et le pluriel figurent au référentiel belge dès la 1ère primaire ; le pluriel en « s » des noms et des adjectifs, en 2ᵉ.











