Calcul mental

Apprendre les additions et les soustractions en s’amusant

Pour apprendre les additions en s’amusant, il faut beaucoup de calculs et aucune corvée. Voici comment s’y prendre, de 5 à 8 ans, et sept jeux gratuits qui vont du calcul jusqu’à 5 au calcul mental jusqu’à 20 : additionner des dés, trouver les compléments à 10, retenir les doubles, comprendre le signe =. Pour la 1ère et la 2ᵉ primaire (CP et CE1), sans publicité et sans connexion.

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Expliquer l’addition et la soustraction à un enfant de 5 ans

À 5 ans, l’addition n’est pas un signe +, c’est une histoire : « tu as trois billes, ta sœur t’en donne deux ». La soustraction aussi : « il y avait cinq biscuits, tu en as mangé deux ». On raconte, on manipule de vrais objets, et l’enfant compte ce qui reste. Le référentiel belge de 3ᵉ maternelle le dit sans détour : ajouter et retirer en situation concrète, sans aucun formalisme.

Les signes viennent ensuite, quand l’enfant sait déjà ce qu’il fait en ajoutant ou en retirant. C’est pourquoi les premiers niveaux des jeux restent sous 5 ou sous 10, avec des objets à compter sous les yeux : des points de dés, des aliments à servir.

Les dés d’abord : du comptage au calcul

Un enfant reconnaît la face « cinq » d’un dé sans compter ses points. C’est un appui précieux pour commencer à additionner : la quantité est déjà là, il n’y a plus qu’à la combiner avec une autre.

Compte et Tire part de là. Au premier niveau, on additionne deux dés, pour un total qui ne dépasse pas 10 ; au deuxième, trois dés ; au troisième, quatre dés, ou une soustraction entre deux dés. L’enfant touche le ballon qui porte le bon résultat parmi trois, et le canon tire dessus.

Canon Expert reprend le même canon un cran plus haut : quatre dés jusqu’à 20, puis des soustractions seules, puis les deux mélangées. Le passage de l’un à l’autre se fait sans changer de règle, ce qui laisse toute l’attention au calcul.

Calculer jusqu’à 5, puis 10, puis 20

L’Ascension du Renard mélange additions et soustractions dès le départ, mais sur de tout petits nombres : jusqu’à 5 au premier niveau, jusqu’à 10 au deuxième, jusqu’à 20 au troisième. Le résultat manque dans le calcul ; l’enfant glisse le bon nombre parmi quatre, et son renard grimpe d’un cran vers le sommet.

Le Réfectoire ajoute une étape que les fiches oublient : après le calcul, l’enfant sert autant d’aliments que le résultat. Le nombre redevient une quantité qu’on voit et qu’on touche, et une erreur se constate dans l’assiette plutôt que dans une correction.

Les compléments à 10, pivot du calcul mental

Savoir que 7 et 3 font 10, que 6 et 4 font 10, c’est ce qui permet plus tard de calculer 8 + 5 sans recompter : on va jusqu’à 10, puis on ajoute ce qui reste. Les compléments à 10 sont la charnière entre le comptage et le vrai calcul mental. En Belgique, le référentiel demande de connaître par cœur, dès la 1ère primaire, les additions dont le résultat vaut 10.

Les Compléments les travaillent sous la forme d’additions à trou : 3 + ? = 8 jusqu’à 10, puis jusqu’à 20. Au dernier niveau, le trou change de place (? + 5 = 8), ce qui oblige à raisonner sur le calcul plutôt qu’à appliquer un réflexe.

Le signe = ne veut pas dire « ça fait »

Beaucoup d’enfants lisent le signe = comme une flèche : « 3 + 4 ça fait 7 ». Écrit dans l’autre sens, 7 = 3 + 4 leur paraît faux. Le signe dit pourtant que les deux côtés sont égaux, et cette idée sera indispensable plus tard.

La Balance la rend visible. L’enfant ajoute des pommes jusqu’à ce que les deux plateaux soient à la même hauteur, puis touche le =. Au deuxième niveau, il cherche ce qui manque (4 + ? = 9) ; au troisième, il compare deux additions et décide quel côté est le plus lourd, ou s’ils sont égaux.

Les doubles, des repères pour tout le reste

Les doubles (3 + 3, 6 + 6, 8 + 8) se retiennent plus facilement que les autres additions, et ils servent d’appui : 6 + 7, c’est 6 + 6, plus un. Doubles et Moitiés en fait un jeu de mémoire : chaque carte cache un nombre, et il faut retrouver le nombre et son double. Cinq paires jusqu’à 20 pour commencer, huit paires jusqu’à 40 au dernier niveau.

Avant d’additionner, il faut savoir dénombrer et comparer. Si ce n’est pas encore solide, commencez par les jeux pour apprendre à compter.

Les jeux d’additions et de soustractions

Sept jeux de calcul, trois niveaux chacun : ce que demande chaque niveau, tel qu’il est réglé dans le jeu.

  • Capture du jeu Compte et Tire : des dés, des ballons numérotés et un canon sous la lune

    Compte et Tire

    L’enfant compte les points des dés et touche le bon ballon : le canon tire dessus. Six réussites dessinent la constellation du Renard.

    Je découvre :
    Additionner deux dés, total jusqu’à 10
    Je m’entraîne :
    Additionner trois dés, jusqu’à 18
    Je sais faire :
    Additionner quatre dés, ou soustraire deux dés

    MathsDénombrer, additionner, premières soustractions

  • Capture du jeu L’Ascension du Renard : un calcul à compléter au pied d’une montagne

    L’Ascension du Renard

    Dans le calcul, il manque un nombre. L’enfant glisse le bon dans le trou, et son renard grimpe vers le sommet.

    Je découvre :
    Additions et soustractions jusqu’à 5
    Je m’entraîne :
    Additions et soustractions jusqu’à 10
    Je sais faire :
    Additions et soustractions jusqu’à 20

    MathsAdditions et soustractions jusqu’à 20

  • Capture du jeu Le Réfectoire : un calcul sur une pancarte et une assiette à remplir

    Le Réfectoire

    L’enfant fait le calcul de la pancarte, puis glisse autant d’aliments dans l’assiette. Le compte est bon : le renard mange !

    Je découvre :
    Calculs jusqu’à 5, un bol à remplir
    Je m’entraîne :
    Calculs jusqu’à 10, deux bols
    Je sais faire :
    Calculs jusqu’à 20, trois bols

    LogiqueCalculer, puis constituer une quantité

  • Capture du jeu Les Compléments : une addition à trou au pied de la montagne

    Les Compléments

    L’inconnue change de place : 3 + ? = 8, puis ? + 5 = 8. L’enfant glisse le nombre qui complète le calcul, jusqu’à 10 puis jusqu’à 20.

    Je découvre :
    Compléments jusqu’à 10 : 3 + ? = 8
    Je m’entraîne :
    Compléments jusqu’à 20
    Je sais faire :
    Jusqu’à 20, le trou change de place : ? + 5 = 8

    MathsCompléments à 10 et à 20

  • Capture du jeu La Balance : deux paniers de pommes sur une balance et deux oursons

    La Balance

    Le côté le plus lourd descend. L’enfant ajoute des pommes jusqu’à ce que la balance soit droite, puis touche le signe =.

    Je découvre :
    Poser autant de pommes que de l’autre côté (2 à 8)
    Je m’entraîne :
    Trouver ce qui manque : 4 + ? = 9, jusqu’à 12
    Je sais faire :
    Comparer deux additions : plus lourd, ou égal

    MathsL’égalité et le sens du signe =

  • Capture du jeu Doubles et Moitiés : des cartes à retourner pour associer un nombre et son double

    Doubles et Moitiés

    Chaque carte cache un nombre. L’enfant associe un nombre et son double : 3 va avec 6, 5 va avec 10, et le calcul s’affiche.

    Je découvre :
    5 paires, doubles jusqu’à 20
    Je m’entraîne :
    6 paires, doubles jusqu’à 30
    Je sais faire :
    8 paires, doubles jusqu’à 40

    MathsDoubles et moitiés

  • Capture du jeu Canon Expert : un calcul aux dés et des ballons numérotés

    Canon Expert

    Le canon de la Forêt de Nuit, un cran plus haut : des additions jusqu’à 20, puis des soustractions, puis les deux mélangées.

    Je découvre :
    Additionner quatre dés, total jusqu’à 20
    Je m’entraîne :
    Soustractions avec deux dés
    Je sais faire :
    Additions et soustractions mélangées

    MathsAdditions et soustractions jusqu’à 20

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Questions fréquentes

Comment apprendre les additions en s’amusant ?

En faisant beaucoup d'additions sans que cela ressemble à une fiche. Les dés s'y prêtent bien : on les connaît, on reconnaît leurs points sans compter, et l'addition devient un coup de jeu. Ensuite, des parties courtes et fréquentes valent mieux qu'une longue séance : c'est la répétition qui automatise, et c'est elle que le jeu rend supportable.

Comment expliquer la soustraction à un enfant de 5 ans ?

Par une histoire et de vrais objets, sans le signe −. « Il y avait cinq biscuits, tu en as mangé deux : combien en reste-t-il ? » L'enfant enlève les deux biscuits et compte ceux qui restent. Le signe et l'écriture viennent plus tard, quand le geste d'enlever a pris du sens.

Qu’est-ce qu’un complément à 10, et pourquoi est-ce si important ?

C'est le nombre qu'il faut ajouter pour arriver à 10 : le complément de 7 est 3. Ces paires (1 et 9, 2 et 8, 3 et 7…) servent ensuite partout : pour calculer 8 + 5, on complète 8 jusqu'à 10 avec 2, puis on ajoute les 3 qui restent. Un enfant qui les connaît par cœur passe la dizaine sans recompter.

Jusqu’à combien un enfant additionne-t-il en CP (1ère primaire) ?

En Belgique, le référentiel de 1ère primaire limite les additions et les soustractions à 20, et demande de connaître de mémoire les additions dont le résultat ne dépasse pas 10, dont celles qui font 10. Le CP français va plus loin sur les nombres, jusqu'à 100. Les jeux de cette page montent par paliers : jusqu'à 5, puis 10, puis 20.

Quand commencer les soustractions ?

En même temps que les additions, sur de petits nombres. Enlever deux pommes à cinq pommes se comprend très tôt, bien avant le signe −. Dans L'Ascension du Renard et Le Réfectoire, additions et soustractions sont mélangées dès le premier niveau, jusqu'à 5 seulement.

Les jeux proposent-ils des additions posées ou avec retenue ?

Non. Tous les calculs se font de tête et restent autour de 20 : c'est le calcul mental de la 1ère et de la 2ᵉ primaire. L'addition posée en colonnes, avec retenue, vient plus tard et n'est pas l'objet du jeu.